dimanche 29 avril 2012

Le 29 Avril 2012, construction de la roulotte, humidité et actualitage







La roulotte se construit tranquille. Oui tout tranquillement, les giboulées d'avril, c'est quelquechose. Le chantier est inondé de 10 cm par endroit. Peut être il nous faut faire un chantier réaménagement de chantier pour pouvoir rechantier à nouveau, vu la longue période de flotte. Il pleut, il vente, c'est désagréable et même si c'est un peu le cas partout en France, on dira que c'est la faute de la Mayenne et des mayennais qui, au passage, ont réussi à voter Sarko 31% au premier tour avec un bon front national 3ème à plus de 20%. Paf, dans la gueule. Les résultats par départements pourraient bien établir notre itinéraire prochain et notre éventuelle géosédentarisation, pourquoi pas ? Les votes reflettent t'ils les mentalités. Bizarrement, le Lot a voté moins pire que pire, mais ne jouons pas au jeu des généralités même si nous savions les lotois plutôt sympas.

A suivre, petit papier sur notre construction, qui peut être servira à ceux qui fouillent dans les câbles téléphoniques et moteurs de recherche pour y trouver l'inspiration et quelques tuyaux.
Nous désirons faire léger, pour un seul cheval et pour 4 humains, économique si possible et écologique, euh non, ça c'est pas toujours compatible. Dur de faire léger sans faire une voiture de course en alu. Taille totale maximale : 4,50m/2m/2m
Nous avons choisi ou récupéré pour matériaux : - barres d'aluminium de section 4/4 et d'épaisseur 2mm. C'est de la récupération mais si nous avions pu trouver un profil plus allongé, ça aurait forcément été mieux. - panneaux de contreplaqué de dimension 310/153 de 5 et 8 mm. - 1 essieu fiat panda d'avant l'année 86 pour les lames de ressort et sa légèreté. - 1 essieu de vieille fiat uno pour l'avant, histoire de dire, étant donné que nous y avons gardé quasi que les moyeux. (les roues sont les mêmes sur les deux essieux, ça c'est pratique, y'a même la roue de secours) – 1 moyeu de clito, je crois, pour que notre maître Jaco puisse bricoler la tourelle (ça n'est ni plus ni moins qu'un bon roulement costaud). - Reste de fibres de bois de la construction de la première roulotte. Voilà, pour l'instant nous en sommes là.

 

La conception consiste en fin de compte à un assemblage où tout l'ensemble se tient et se consolide au fur et à mesure. Comment expliquer ? Cette fois encore, il n'y a pas de châssis. La première construction fut le plancher, une structure en alu (4,50m/1,80m) recouverte d'un contreplaqué de 8mm. A ce stade, bien sûr, c'est flexible dans la longueur. Il est ensuite retourné pour travailler le dessous (les coffres et les essieux).

 

 

Voici le système de fixation de l'essieu arrière (fiat panda). Jaco nous a fabriqué deux coffrages bien cotés. Ceux ci assemblés sur des traverses d'alu, le tout fixé ensuite sur le plancher.


 




Mettage de l'isolant au sol (le seul normalement), panneaux de fibres de bois, et recouvrage pour le devant jusqu'au coffre de cp de 5mm et pour le reste de draps à usage unique des hopitaux mayennais.
Assemblage de la structure des coffres de hauteur de petite bouteille de gaz, dont le fond sera en cp de 5 mm.

 





 Pour la tourelle et l'essieu avant, n'étant pas capables nous même de la fabriquer et pas tout à fait terminés et aussi parce que l'eau inondait presque le plancher, retournage de l'ensemble avec les copains, estimé à un peu plus de 200 kg (optimistes) même sous cette p... de pluie qui n'en finit pas.

 

L'heure est au montage de la maison. Nous sommes décidés à fabriquer les façades avant et arrière et une arcade charpente intermédiaire en cp 8 mm, des longerons pas trop gros sur la longueur et des arceaux en bande de cp 5mm cintrés pour accueillir la toile (de yourte) sur mesure. Explications et précisions sur le prochain article. Si seulement, elle pouvait ne pas dépasser les 600kg.

Niveau équin, Patrick Lecollinet, vétosthéo, vient d'osculter La Blonde. Il confirme le verdict d'Eric Degen, c'est à dire des problèmes dus à un historique inconnu mais pas bien joyeux. Problèmes donc émotionnels mais bien sûr aussi physiques. Tout est lié, problèmes de dos, de foie … Donc, c'est confirmé, La belle Blonde ne repartira pas avec nous et elle cherche une bonne famille d'adoption avec des congénères et une ballade attelée de temps en temps pour le morale.
Par contre, Kaline est en pleine forme, c'est cool, étant donné qu'elle aura bien à faire. Reste maintenant à dérouiller tout son mécanisme et anticiper la séparation qui sera sans aucun doute douloureuse, voir pour ses futures groles et harnais.

 









Nous sommes aussi en attente de contacts pour de futures bonnes rencontres et haltes « terre native ».
Vivement le retour du soleil!!!

lundi 12 mars 2012

A Longuefuye, La Grande Templerie, le 12 mars 2012

Notre hibernation se termine. Aujourd'hui, tous nos sens sont en éveil, au dehors, jonquilles, pissenlits, oies sauvages, piverts, bourgeons, marche, ... l'appel du large a sonné pour la smala !



L'hiver s'est passé plutôt positivement en Mayenne malgré nos appréhensions...de belles soirées de belote au coin du feu, quelques chantiers participatifs à la Grande Templerie, hutte à sudation,



un joyeux marché de Noël avec la roulotte à Château-Gontier,



de nouvelles rencontres, Tila au piano, David au cuir, Mimi à la vannerie, Lélin au dessin,



les doudous au repos mais qui manquent un peu d'espace,



Claudette et Delphine qui ont trouvé de nouvelles copines et se font charmer par le coq, et nous voilà famille agrandie : retrouvailles avec Amine notre chatte et bienvenu à Gadjo adopté chez nos amis et hôtes de la Bouriane (Michel, Anne et la smala merci à vous : c'est une crème ce Gadjo !).



Cette petite expérience de vie collective a certainement favorisé notre bien-être hivernal merci à notre bon entourage merci les amiches !! On espère bin vous amener un jour avec nous ... plus vers le sud !
Et voui ! « Halte Terre Native » est en route pour un « on the road again ». Une nouvelle roulotte est dans la tête, les plans, les numéros de téléphone et la récupération de matériaux sont en cours. Bien sûr, l'objectif est de faire une maison sur roues de moins de 800 kg (tout compris) tirée par Kaline et l'équipage désire acquérir un âne pour aider à la charge et accompagner la « grosse doudou ». La structure métallique (aluminium) est quasi arrivée, les essieux de Panda et / ou Uno aussi. Quoique, il en manque un, donc si ce blog peut servir aussi à faire de la récup. Nous sommes partis pour fabriquer une roulotte bâchée (toile de yourte) en majeure partie. Le premier voyage comme ligne de conduite pour le second. La différence sera peut être la recherche de colportage sur le périple, la fabrication et vente de vannerie et bourrellerie / maroquinerie. L'idée de la radio reste d'actualité, il nous faudra trouver de bonnes ondes, de même pour le blog.
La Blonde sera vu par un vétosthéo normalement en avril et sa seconde vie est ouverte à toutes propositions autre que la boucherie.


Les dés sont lancés, nos choix sont faits, toujours à l'affût des signes et confiants pour un deuxième beau voyage... On tentera de vous faire partager tout çà au fur et à mesure de nos avancées. Le blog se réveille, c'est pas déjà un bon signe çà !??!.

Allez,à bintôt (comme on dit en Mayenne) !

mercredi 12 octobre 2011

A Longuefuye, La Grande Templerie, le 12 Octobre 2011



Nous sommes arrivés à Longuefuye (Mayenne) le 13 Septembre à 20h. Longuefuye, c'est le nom du village dans la campagne duquel nous avons vécu les 7 premières années de notre indépendance et le début de la construction d'un projet de vie général et c'est aussi ici que s'arrête notre chevauchée et que s'annonce notre installation légère saisonnière. Rien de symbolique là dedans, juste de la nostalgie de partout. L'heure est au bilan.

La fin du périple s'est terminée empreinte de blues sur les jolis bords de Loire et dans la vallée de la Mayenne.

Il faut bien avoué qu'on a cherché à trouver des raisons valables pour rentrer au bercail. On aura comme réponse standard « la roulotte est trop lourde et La Blonde trop souffrante pour continuer ». A priori, elle (la roulotte) pesait 1 t 800 à l'arrivée et la jument, comme pour confirmer son aptitude, aura fini déferrée les 15 derniers km, la fourchette in extrémiste, proche de saigner. Tout ça avec dérision comme cette dernière étape mémorable où il ne fallait pas se faire arrêter par les flics : excès de vitesse, alcool aux guides, conduite par un enfant de moins de 18 mois ...


Depuis 1 mois bientôt, nous nous replongeons progressivement dans la sédentarité. Il y a parfois des moments où nous avons l'impression de ne pas avoir bougé, en tout cas, ici, il nous semble que le temps s'est un peu arrêté. Le retour de voyage est parfois difficile à encaisser mais en vivant le moment présent comme il se doit, les suites rouleront comme sur des roulottes. ! Nous vivons encore tous les 4 pour quelques jours dans notre maison roulante chargée de vécue, chaque objet y possède une petite histoire et est associé à de bonnes tranches de vie. Et la yourte est installée, prête pour un aménagement adapté à nos enfants, la miocherie, Lélin pourra même courir un peu dans sa piaule, et nous regouterons un peu aux joies de l'intimité. Ensuite, encore plus autour, le reste s'impose logiquement et librement. Tila a positivement repris l'école, Lélin commence à connaître les joies de la garde auprès des mamies et papis, nous aussi, et « la grande Templerie » s'aménage et se dispose pour que l'hiver soit doux pour tous ceux qui y vivront ces prochains mois.


Merci à Korantin, Anna et leurs regrettés parents, ce lieu est paisible et accueillant, nous essaierons de remettre en route l'horloge du salon, de même que la cheminée. Il nous restera donc à trouver du bois, foin et paille (les agriculteurs mayennais sont durs en affaire, surtout quand le foin a eu la chance d'être rare), à revoir les bons potes locaux et à en rencontrer, et à faire attention de ne pas trop remettre les pieds dans quelques unes des motivations à notre voyage. Tout cela bien fait, il nous faudra bien mettre à plat cette année fantasmique et envisager les suites proches ou un peu plus lointaines (colportage, fabrication d'une autre roulotte, par exemple, seul l'avenir décidera) et vivre, tout simplement, guidés par les signes et la bonne étoile, c'est aussi ça que la route nous apprend.

Soit dit en repassant sur les pentes glissantes des énergies plutôt négatives, l'émission « qu'est ce que t'incinères ? » ne reprendra pas cette saison, sans commentaire aucun de branquignole. Ceci dit, pour les nostalgiques ou la p'tite tripotée de supporters, voici une idée : « contre un simple souhait ou une adhésion libre à notre association, on vous envoie un disque customisé des 12 Radio Roulotte ». Aussi, ce blog sera certainement encore un peu alimenté, peut être justement pour y poster des pastilles sonores et autres allusions Halte Terre Native, à voir nos inspirations et motivations, et l'interactivité hypothétique. Merci à ceux qui auront lu ces mots, sincèrement merci à tous, à tous ceux qui nous manquent, ces rencontres brèves et intenses et paradoxalement durables (droit au coeur !).

Snif, le climat mayennais n'aura pas changé malgré le réchauffement et notre espérance. La goutte au nez et les bottes seront bien vite d'actualité. Et merde.


ps: pour ceux qui ne l'auraient pas bien vu entre les deux photos étranges du coléoptère ...et surtout pas cru vous pourrez admirer LA TOMATE de notre jardin roulant! Et voui!

dimanche 21 août 2011

A Lerné, le 25 Aout 2011





Voilà Annie (on cherche qui tu es), des nouvelles mensuelles. Nous sommes sur la toute fin du voyage. Cet article semble être le dernier "on the road". Depuis le dernier, nous avons fait de la route et de grosses étapes.En gros et en exagéré, d'une centrale nucléaire à une autre en passant par les céréalières industriels et les réservoirs de cultures intensives et d'ogm en tout genre.



De Lussac les Châteaux à Chinon en passant par l'ouest et le nord de la Vienne. Notre poison quotidien devant nos yeux et des agriculteurs satisfaits de leur naïveté et de leur grande "utilité" et se justifiant de leur dépendance financière.
"On n'a pas le choix que de faire de la merde, la mafia de l'agriculture nous tient par les couilles". Je me permet aussi de penser à voix haute que le jour où les agriculteurs se feront leur salaire avec leur production plutôt qu'avec les subventions, ils travailleront de nouveau avec la terre en la respectant. Tout ça n'est pas nouveau. Du coup, certaines régions de France ne valent pas vraiment le détour. Qui a dit que la France était belle. La politique agricole a fait de cette phrase un petit mensonge. Plus de bocages, de bois et de forêts, juste des minis refuges ridicules fièrement affichés, ou bien des initiatives blâmés par les jaloux. ("mon patron est super, son seul défaut est d'être écolo")



C'est un peu la raison de notre remontée rapide sur cette période. Peut être allons nous trouver la Mayenne resplendissante après tout ça, qui sait ? Ici, dans la Touraine, le soit disant jardin de la France, ça va mieux, nous espérons nous rerégaler les yeux sur les 150 derniers kilomètres en suivant un peu la Loire en autre.

Nous avons tout de même croisé de bonnes lieux et bons gens :

Dominique et Tatiana, du côté de Confolens. Berger et germière. Petite leçon d'agronomie et de biodynamie. Pensée à Jean Luc et sa bonne bière, ancien roulottier et ânier, rencontré là bas de même que les retrouvailles avec Gaba (troglo) et Francis.




Marc et Mireille, que nous avions croisé trop brièvement à l'aller. Intéressant pour nous, ils se lancent dans une aventure néorurale pluridisciplinaire dans un joli hameau et pour Tila, étant donné qu'ils ont aussi des mioches dans les mêmes ages. Malheureusement les mioches étaient en vacances et l'osmose entre adultes, pas mal mais pas tant ... Pensées pour Michelle, sa danse naturelle et son chlorure de magnésium.



Mais ce détour et petite déception de devoir revenir sur nos pas n'était pas pour rien. Cela nous a permis de rencontrer Nina et JP. Futurs baronniens et roulottiers aux superbes mules. Humains en recherche d'indépendance et d'autonomie et qui y mettent le paquet. Super lieux vraiment chaleureux. Fournées communautaires, ilots de vie au milieu de la pauvre Vienne, plaque tournante du bon sens, karaoké. Pensées à Stanie, aux boulangers et ambitieux, à Manu, ancien formateur en traction animale ...






La Minoterie. Repassage surprise obligatoire chez Jean Mi et Véro, Véra et Jeanne. (cf article A St Martial sur Isop, Chey Peyrut, le 09 Septembre 2010, dans le bas de l'article il y a une entrevue et un lien vers le centre de cri, le Poste). Toutes nos amitiés et émotions pour cette bonne famille. On s'organise la création d'un programme EPRA s'il te plaît Jean Mi.



Grâce à Elisabeth, rencontré sur un coin de fossé, nous avons halté à Lerné, aux pieds de la ruine du château de Cessigny, non loin de Chinon. Rencontre avec une colocation très spéciale dans une maison de famille, chez Jo et Flo. Gros lieu en ébullition et de passage. Grosses tablées et gros chantiers. Aménagement d'un bus par Matthieu et Marion, construction d'une roulotte (trop lourde aussi) par Julie et Glu. Nous devions nous rencontrer, on nous avait filer leur contact, on s'en est aperçu après quelques jours. Pensées à la bonne vingtaine de rencontre ici.



Elisabeth (future roulottière) et vue de la roulotte























Cette pause tant espérée à Lerné dans la Touraine (fief de Rabelais) se prolonge un peu, encore à cause de la santé de La Blonde.



Elle collectionne les merdes. On l'a retrouvée essoufflée, ne mangeant plus ni buvant, avec une chiasse impressionnante. La chaleur, l'accès à l'eau difficile, peut être les vers et aussi peut être les suites d'une séance d'énergétique ont provoqué des coliques. Elle aurait bien failli y rester, c'était un peu la panique. Un bon gros véto de Saumur (prestige oblige), comme on ne les aime pas (il suffit d'imaginer un roi du pétrole sur 4x4), lui a administré par la trachée 3l d'eau légèrement salée pour détoxiquer et surtout réhydrater. Elle se remet tranquillement, va bien mieux, on reprendra normalement le reste de route dès son retour à son état normal. Heureusement que nos hôtes sont formidables encore une fois.




IIICCCIII, télécharge la dernière Qu'est ce que t'incinères spéciale rADIO rOULOTTE. (55 min)
Pot pourri, ce à quoi vous avez échappé heureusement ou malheureusement.
1 an déjà "on the road". Au rythme du temps qui passe, au son des clochers, pas à pas, notre chevauchée écoute ce grouillement quotidien de vie et d'idées, de musique et de pensées. Voici pour vous quelques instants sonores, d'une année par tous les temps, prenons notre temps, et même chassant les taons près des étangs.
Sons entièrement authentiques sauf :
Frank Zappa - Baby Snakes
Pink Floyd - Time


Minuit : Voilà, le carosse se transforme en citrouille, la roulotte se transforme en pomme ou camembert, fin d'un rêve éveillé, place au rêve profond pour nous réveiller de bon pied, nous l'espérons à notre arrivée en Mayenne. Après cette aventure d'un an déjà, beaucoup de choses semblent évidentes pour notre chevauchée, aujourd'hui bien plus qu'hier. Mais une conclusion de ce périple pour clore ce dernier radio roulotte de la saison serait bien tiré par les chevaux et bien trop ambitieux et avancé pour nous. Nous en resterons donc là pour cette folle épopée et tenons quand même pour finir, à vous remercier, vous, 10 fidèles autres radiauditeurs, pour votre écoute impassible tout au long de notre périple. Et oui, pas toujours facile pour nous de faire passer juste par vos oreilles notre ressenti, et nos 5 sens pour le coup toujours en éveil et surtout l'authenticité des gens croisés en route. Nous espérons y avoir réussi un peu quand même et avoir partagé avec vous un peu de notre voyage. En tout cas, nous y avons pris goût, et vous promettons une belle rentrée "qu'est ce que t'incinères" avec une petite chronique "radio roulotte" made in la Mayenne...



...et qui sait peut être en préparation un "on the road again" ! En tout cas, y'a moyen de se faire de bons convois.